Generous, colourful, spontaneous, Thierry Loulé’s can be classed as being similar to Basquiat’s and Picasso’s. Mainly a reflecion of himself, his works are entitled “self-portrait to…” because he admits to impregnating himself with the people he meets: “I’m painting the people that I love as well as those I find repugnant”. Just like a piece of blotting paper, he soaks them up so as to draw out the substantive marrow. In this way he hands you a mirror in which the main subject and the painter meet. Men, women, are all melting, merging, whatever... Loulé paints humans. People made of flesh and blood, of light and gloom. He doesn’t need to make his subjects pose when he’s painting. They are inside him, as if captured. His style of painting is instinctive, immediate. He doesn’t draw many roughs and prefers to throw lively and dense features straight onto the canvas, seeped in sharp or pale colours. A diffuse light swathes his paintings, in harmonious yellows, blues, reds. The canvas is rapidly covered, he paints with ease. Once finished, the painter won’t go back on his work. Thierry Loulé hasn’t got a ready-made message, he just paints, that’s all: “Painting is a real necessity. Artists who explain their work tire me”. His works appear on a separate level, a mixture of melancholy and pleasure. “I feel like I’m a missionary, even if the road is long. It’s a gift that I would like to share”. Take time to really look at his painting, dive head first into his universe. His painting does not leave you indifferent. Such is the main goal of Art.



Généreuse, colorée, spontanée, la peinture de Thierry Loulé se rapproche de celle de Basquiat et Picasso. Principal reflet de lui-même, ses oeuvres s’intitulent “autoportrait à...” car il avoue s’imprégner des gens qu’il rencontre : “Je peins aussi bien les personnes que j’aime que ceux qui me révulse”. Tel un buvard, il s’en imprégne pour en extraire la substantifique moelle. Il leur tend alors un miroir dans lequel le sujet premier et le peintre se retrouvent. Homme, femme, se mêlent, se confondent, peu importe... Loulé peint avant tout des Hommes, des êtres faits de chair et de sang, de clair et d’obscur. Il n’y a pas besoin de faire poser les sujets qu’il peint. Ils sont en lui, comme capturés. Sa peinture est instinctive, immédiate. Il fait très peu de dessin préparatoire et jette sur la toile des traits vifs et épais aux couleurs acidulées ou pâles. Une lumière diffuse habille ses tableaux, tout en harmonie de jaunes, bleus, rouges. La toile se remplit à vive allure, il peint avec aisance. Une fois posé, le peintre ne reviendra pas en arrière. Il ne touchera plus à son travail. Thierry Loulé n’a pas de discours pré-établi, il peint c’est tout : “Peindre est un réel besoin. Les artistes qui expliquent leur travail me fatigue”. Ses oeuvres semblent à part, mélange de mélancolie et de plaisir. “Je me sens l’âme d’un missionnaire, même si la route est longue. Un don que je veux faire partager”. Prenez le temps de regarder ses oeuvres, plongez dans son univers, sa peinture ne laisse pas indifférent. Tel est le but premier de l’Art.

Sonia Kemech